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100 ans…

La coopération dit ce que nous sommes, ce que nous faisons : unir nos forces pour bâtir un modèle économique et agricole durable au bénéfice de ses agriculteurs-coopérateurs. Et notre raison d’agir, agriculteurs et collaborateurs, est plus forte que jamais, notre responsabilité aussi, à l’heure des révolutions agricole et agroalimentaire et du changement climatique. Nous sommes engagés à prendre soin de la terre et du grain, du champ à la table, pour nourrir les Hommes,en s’adaptant en permanence à l’évolution de leurs besoins et de leurs attentes.

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Notre HISTOIRE rime avec TERRITOIRE
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Dès le début du 20e siècle, les agriculteurs du nord-est de la France ont décidé d’unir leurs forces, leurs énergies et leurs savoir-faire pour créer un modèle coopératif viable et pérenniser les fermes de la région.

Ensemble, ils vont ainsi collecter, stocker et commercialiser les céréales qu’ils produisent. Dans les années 60, pour renforcer leur modèle économique, ils vont construire des malteries, des moulins, des maïseries au bout de leurs champs. Progressivement, ils investissent dans des entreprises de transformation des céréales et organisent des filières de production, notamment blé/farine/pain et orge/malt. Parce que leurs marchés et leurs clients s’internationalisent, ils partent à la conquête de nouvelles opportunités, en Europe, puis sur les autres continents.

Génération après génération, la Coopérative s’est agrandie. Aujourd’hui, VIVESCIA est l’un des tout premiers groupes coopératifs céréaliers français. Il est présent sur toute la chaîne de valeur des grains. Et il appartient toujours à ses 10 000 agriculteurs-coopérateurs…
C’est fort de cette « Communauté du grain » qui réunit agriculteurs et collaborateurs que chaque jour, nous nous engageons pour prendre soin du grain, du champ à la table, et pour nourrir les Hommes en restant à l’écoute de leurs besoins et de leurs attentes.

La raison d’être de VIVESCIA est immuable

Nous créons de la valeur pour nos associés-coopérateurs et les accompagnons à vivre durablement de leur métier d’entrepreneur agricole, grâce à la force du modèle de développement de VIVESCIA. Un modèle singulier, qui connecte, depuis 60 ans, toujours davantage l’amont agricole et l’aval industriel, et avec ses métiers de transformation. VIVESCIA est présente sur toute la chaîne de valeur des grains et cultive les liens entre les agriculteurs qui produisent les grains, les acteurs de l’alimentaire qui les transforment et les consommateurs qui s’en nourrissent.
C’est ce qui fait de notre Groupe coopératif un modèle d’avenir !
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Une histoire d'entrepreneurs
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100 ans de coopération. Et demain ?

A l’heure où la coopération fête ses 100 ans sur nos territoires, le Groupe VIVESCIA se réinvente pour construire demain, et sa Coopérative se transforme …

Le modèle coopératif est-il toujours d’actualité ? Et sous quelles conditions ? A quoi ressemblera la coopérative du futur ? Telles sont les questions que nous avons posées à quelques membres du Conseil d’administration de VIVESCIA. Agriculteurs-coopérateurs depuis plusieurs générations, ils ont accepté de nous livrer leur vision de la coopération.

 

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JEAN-MARC LONGUET
Administrateur,
Président de la Section Côte des Bar
« La coopération est un modèle indémodable et intemporel qui traverse les âges, contre vents et marées. Demain, l’un des enjeux de la Coop, c’est que la RSE devienne un acte de gestion à part entière pour tous les agriculteurs coopérateurs ! »
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La coopération est un modèle indémodable et intemporel : il traverse les âges, contre vents et marées…

L’idée a toujours été de mutualiser pour être plus fort. Le premier objectif de nos aïeux était de sécuriser la commercialisation : lorsqu’ils arrivaient au moulin, ils n’étaient jamais sûrs que leur récolte soit vendue, ou alors à un prix qu’ils ne pouvaient pas discuter.

La première mutualisation, c’est donc la massification de l’offre : elle permet de se présenter sur un marché et de peser dans la négociation. Et c’est toujours vrai ! La mutualisation de la collecte permet aussi de mutualiser les risques, climatiques notamment, en moyennant les écarts de qualité d’une ferme à l’autre, d’un terroir à l’autre.

La deuxième mutualisation, c’est la création d’outils de transformation pour générer plus de valeur et développer nos activités. Nous avons commencé par construire des sites de première transformation sur nos territoires pour livrer localement notre production tout en en sécurisant la rémunération des producteurs avec le prix moyen. Puis nous sommes allés plus loin, dans la 1ère et la 2ème transformation, et sur d’autres continent. La coopération a aussi apporté de l’innovation, des conseils techniques, des choix variétaux, des intrants qui ont boosté la productivité…

La coopération est un modèle indémodable et intemporel, qui traverse les âges contre vents et marées. La création de valeur joue à la fois sur la mutualisation de la production, de sa qualité, et sur le capital créé par la coopérative qui permet ainsi de conforter le revenu des agriculteurs.

Ce qui en fait un modèle singulier depuis l’origine, c’est aussi que la coopérative repose sur un modèle social fondé sur l’équité : un homme = une voix. Chacun utilise les services proposés par la coopérative dans un cadre bien défini qui respecte nos règles et nos valeurs. Enfin, elle nous permet de conjuguer développement local, national et international, d’aller chercher de la valeur sur des métiers qui sont devenus les nôtres (malterie, meunerie et BVP) en France, en Australie ou aux les États-Unis… Et pourtant, nous restons bien ancrés sur notre territoire, nous ne sommes pas opéables !

Et à l’heure où la RSE prend de plus en place dans nos vies, de par ses valeurs et son fonctionnement, notre modèle coopératif est même d’une singulière actualité. L’un des enjeux de la Coop, c’est que demain, la RSE devienne un acte de gestion à part entière pour tous les agriculteurs coopérateurs. La RSE repose fondamentalement sur des valeurs de coopération. Nous sommes donc en pleine légitimité pour construire la Coop de demain sur les 3 piliers du développement durable : économique, car c’est un préalable pour seulement exister ; social puisqu’un homme égale une voix ; environnemental car mieux et plus que d’autres, nous avons l’expérience et un vrai rôle à jouer dans ce domaine. VIVESCIA défend, promeut et valorise déjà un système de production vertueux : les comptabilités prouvent que notre coopérative fait consommer moins de d’intrants par hectare que les autres opérateurs grâce à la performance de notre service agronomique.

Nous avons aussi les moyens et la volonté de porter des projets environnementaux forts tel que le stockage du carbone. Or là encore, la mutualisation joue un rôle important : un exploitant seul n’existe pas sur le marché du carbone. Quand la coopérative se mobilise sur le sujet, elle peut peser et nous permettre d’être rémunérés pour nos pratiques vertueuses. En consolidant la pérennité de notre revenu avec ses développements, c’est la pérennité de notre existence qu’elle renforce. Et elle nous rend fier de notre métier !

 

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Alban Collard
Administrateur,
Président de la Section Suippes-Valmy
« Le principal atout de la coopération reste la force du collectif pour faire le poids sur le marché du grain, protéger face aux aléas de marché, de climat, de production, massifier pour discuter d’égal à égal avec nos plus gros clients. Mais la coopérative de demain, c’est du service et de l’intelligence, plus qu’une question d’infrastructures « en dur ».
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La coopérative de demain, c’est du service et de l’intelligence…

Pour beaucoup, historiquement, la coopérative c’était le silo : cette dimension-là est de moins en moins vraie. On commence même à se rendre compte que certaines choses sont plus faciles à faire sur les exploitations sans que la coopérative intervienne directement : le stockage à la ferme par exemple apporte plus d’autonomie et de souplesse. Nous sommes en train de migrer d’un modèle où la coopérative était potentiellement présente sur tout, vers un modèle où la proximité des services devient plus importante que celle apportée par des équipements.

Pour la mise sur le marché du grain ou l’accès aux filières de l’industrie agroalimentaire, les coopératives ont toute leur place. Aujourd’hui, dans le domaine céréalier, un gros exploitant peut peut-être arriver seul à faire face en matière d’investissement pour le matériel, le stockage, la trésorerie. En revanche, la mise sur le marché « à valeur ajoutée » des grains, avec les processus et la logistique adaptés pour collecter, travailler les grains, respecter les normes, accéder à des filières exigeantes, sont des services inaccessibles pour un agriculteur indépendant,même de taille importante. Il n’a pas le poids suffisant pour établir une relation équilibrée. Les coopératives ont donc toute leur place.

La coopérative de demain, c’est du service et de l’intelligence, plus qu’une question d’infrastructure « en dur ». La coopérative sera toujours là pour nous aider à faire notre métier mais avec un champ d’action moins large, un focus plus marqué sur les services et l’effet de levier dans la négociation, que cela soit en amont pour acheter des produits phytosanitaires, ou en aval pour vendre son grain. Autre enjeu : démontrer concrètement qu’il y a une vraie pertinence à avoir une filière intégrée. Et ne jamais oublier que les associés coopérateurs ne sont pas une clientèle captive, La concurrence existe, et elle est féroce !

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Jean-Philippe Mignot
Agriculteur-coopérateur (HVE)
Administrateur Vivescia
« C’est simple : tout seul, on ne peut rien. Nos métiers sont de plus en plus complexes. On ne peut pas être bon partout, ni présent sur tous les fronts. C’est pourquoi la coopération reste un modèle d’avenir… Ensemble, on va plus vite et on va plus loin. Et c’est de plus en plus vrai ! »
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Tout seul, on ne peut rien. Ensemble, on va plus vite et on va plus loin. Et c’est de plus en plus vrai !

L’histoire de la coopération est totalement intégrée à l’histoire du monde rural. Il y avait des coopératives dans tous les villages ! La coopération s’est imposée à nos aïeux il y a 100 ans parce qu’ils étaient pris à la gorge par les négociants. Ils se sont regroupés pour pouvoir peser sur les marchés. Des coopératives se sont alors montées pour presque toutes les productions : céréales, betteraves, luzerne, lait, viande bovine… Sur notre région, les coopératives ont progressivement maillé tout le territoire. Elles ont permis de massifier les approvisionnements pour obtenir des prix plus intéressants, de mutualiser les récoltes pour atténuer les disparités de rendement et de qualité. En résumé, de se mettre ensemble pour être plus fort. Le principe a fait flores et les coopératives ont gagné du terrain sur tous les sujets : même les services financiers ou les assurances ont eu leur expression coopérative ou mutualiste à destination du monde paysan. Au-delà de la sécurité, le monde coopératif a séduit parce qu’il représentait aussi l’équité : un homme = une voix.

La « chance » pour le modèle coopératif, c’est que, malgré un individualisme de plus en plus prégnant, la crise sociétale d’aujourd’hui débouche sur davantage de collectif. Actuellement, le modèle coopératif ne semble plus présenter autant d’attrait que par le passé. Beaucoup oublient d’ailleurs un peu un peu vite d’où ils viennent, et comment tous ces silos, moulins et malteries ont pu être bâtis grâce aux coops. Mais force est de constater que l’individualisme se renforce dans notre société, et le monde paysan n’en est pas exempt. Chacun essaye d’être malin dans son coin. L’agrandissement des exploitations et une bonne formation laissent penser qu’on sera de taille pour affronter les marchés : c’est une illusion, mais elle est vivace. Avec moins de monde dans les fermes et le développement du machinisme, l’agriculteur est aussi moins exposé au collectif. Pourtant, face à la nouveauté, à la mise en place de nouvelles techniques et pratiques culturales, les agriculteurs sont aussi nombreux à privilégier le collectif. Un bon exemple, c’est le club Agrosol : les tours de plaine mensuels regroupent un nombre croissant d’agriculteurs : des « anciens » de l’agriculture de conservation des sols et des « nouveaux » qui se lancent dans cette démarche. Le partage d’expériences est précieux et recherché. Pour ma part, je sais c’est l’effet groupe qui m’a permis d’obtenir la certification ISO 14001, et ensuite la certification HVE.

Tout seul, on ne peut rien, et surtout, on ne peut pas être bon partout ! C’est pourquoi la coopération reste un modèle d’avenir. Et c’est pour ça qu’aujourd’hui la coopérative transforme. Elle évolue, comme elle a évolué jadis pour s’adapter aux changements de la société. Simplement, elle doit le faire vite. Très vite. Parce que les changements sont de plus en plus rapides ; parce que nos métiers sont de plus en plus complexes et qu’il est impossible d’être présent sur tous les fronts ; parce que sur certains sujets comme le dérèglement climatique, accélérer et fédérer les intelligences sont des impératifs. Seul, on ne pèse rien et on ne peut rien. C’est pourquoi la coopération reste un modèle d’avenir. La force de la coopération, c’est sa capacité d’adaptation. Elle l’a prouvé dans le passé, elle va le prouver demain. Il faut travailler ensemble pour progresser plus vite au niveau des techniques, déléguer à ceux qui sont compétents ce qu’on ne sait pas (bien) faire soi-même … Je ne sais pas si la Coopérative doit savoir tout faire. Mais il faut qu’elle reste « pointue » dans son domaine d’activité.

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Louis Jaillant
Administrateur VIVESCIA
Membre du COPIL RSE Groupe
« La coopération, c’est un homme = une voix. Et chaque voix compte ! C’est aussi une voix collective, et donc une voix puissante, qui porte la parole du monde agricole et peut se faire entendre au niveau régional et national. »
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La coopération, c’est un homme = une voix. Et chaque voix compte ! C’est aussi une voix collective, et donc puissante, qui porte la parole du monde agricole et peut se faire entendre au niveau régional et national.

La coopération est culturelle dans notre famille, à la fois dans sa dimension économique et humaniste. Avant-guerre, les expériences avec les négociants étaient rarement satisfaisantes. Quand le mouvement coopératif a émergé, de nombreux agriculteurs l’ont donc rejoint. Très tôt, mon grand-père et mon père se sont rendus compte des bienfaits du mouvement coopératif : il offrait une continuité à l’exploitation agricole tant en amont (achats d’intrants, de semences) qu’en aval (vente des récoltes et/ou valorisation par la transformation). Et surtout, les coopérateurs participaient aux décisions selon le principe fondateur : un homme = une voix.

La coopération a été - et reste toujours - un moyen d’élargir son champ de connaissances et son champ relationnel. On peut dire qu’elle a contribué à l’évolution technique et à la formation intellectuelle des agriculteurs. Elle est porteuse de progrès et de réflexions avancées sur les enjeux du métier. Quand on peut être élu, c’est aussi un instrument de promotion sociale. Ce statut permet d’accéder à d’autres interlocuteurs, d’autres réflexions et d’autres fonctions : en clair, d’échanger et de sortir de son exploitation. C’est encore plus vrai pour l’agriculteur dont la coopérative appartient à un groupe comme VIVESCIA : les échanges avec les équipes des filiales industrielles sont riches d’enseignements. Au-delà des intérêts sont parfois contradictoires (vendre plus cher pour l’un, acheter moins cher pour l’autre), la meilleure connaissance des métiers de l’un et de l’autre permet de trouver des solutions satisfaisantes pour les deux parties.

VIVESCIA véhicule bien les valeurs de la coopération. Le Conseil d’administration et le Bureau fonctionnent de manière très démocratique. Pour nous permettre de jouer pleinement notre rôle d’élus, nous sommes accompagnés dans une formation business à l’ESSEC. Et le poids et la voix des agriculteurs coopérateurs au sein des instances de gouvernance s’est renforcée ces dernières années. Le fonctionnement coopératif s’illustre aussi sur le terrain, dans les réunions de section qui permettent à tous les agriculteurs qui le souhaitent de s’exprimer, de s’informer et de rendre compte du travail de la coopérative au quotidien. La coopération, c’est le moyen de pouvoir conjuguer proximité et envergure internationale.

Aujourd’hui, VIVESCIA est la preuve qu’une coopérative peut avoir une voix qui porte loin, au niveau régional et national. C’est une source de fierté ! Parce qu’elle porte toutes les voix de ses associés coopérateurs, sa propre voix gagne en légitimité et en puissance. Elle peut relayer les messages du monde agricole auprès des instances nationales, des Pouvoirs publics… Cela lui confère aussi des responsabilités : apporter des solutions viables pour les agriculteurs face aux enjeux climatiques, cultiver les échanges entre l’amont agricole et l’aval industriel pour faire avancer la dynamique filières, concilier croissance et proximité à travers de nouveaux outils, de nouveaux services … C’est sur ça que se joue son avenir, et donc le nôtre.

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Marie Gailliot
Administratrice,
Présidente de la Section Mazagran
« Je n’aurais pas la ferme que j’ai aujourd’hui si je n’avais pas été en coopérative… Pour moi, coopération rime avec amélioration et création de valeur. C’est une formidable aventure collective depuis 100 ans. C’est cette histoire-là que j’ai envie de transmettre. Je suis résolument agricultrice coopératrice engagée ! »
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« Je n’aurais pas la ferme que j’ai aujourd’hui si ne n’avais pas été en coopérative… »

La Coopération rime avec conviction. C’est presque une question de génétique, dans ma famille comme dans celle de mon mari. Nos arrière-grands-parents étaient déjà coopérateurs. Et aujourd’hui encore, nous sommes coopérateurs dans l’âme. Je dirais même coopérateurs militants ! Jusque dans la gestion du matériel agricole puisque nous sommes aussi en Cuma*. D’ailleurs, on ne partage pas seulement le matériel : on travaille vraiment ensemble. C’est ça l’esprit coopératif !

Coopération rime aussi avec stimulation, amélioration et création de valeur. Je sais que je n’aurais pas la ferme que j’ai aujourd’hui si je n’avais pas été en coopérative, que ce soit pour mes activités en grandes cultures ou en vigne. La Coop m’a apporté - et continue de m’apporter - des services, m’accompagne en agronomie et dans ma certification HVE, me permet d’accéder à des contrats filières… Chaque année, je suis sûre que la Coop prendra toute ma production, même si la qualité est un peu dégradée, et qu’elle la valorisera au mieux.

En clair, la Coopérative est source de progrès, elle me facilite la vie au quotidien et m’apporte sécurité et tranquillité d’esprit au long cours. Enfin, il ne faut pas oublier qu’elle contribue aussi à la dynamique économique sur le territoire. A travers ses activités agricoles et de transformation, elle crée des emplois, directs et indirects, sur les territoires.

Depuis 100 ans, la coopération accompagne les agriculteurs de notre région, façonne nos paysages, et irrigue notre territoire sur plan économique. C’est une formidable aventure humaine ! Elle fait partie de notre histoire commune. C’est donc à nous agriculteurs coopérateurs de raconter cette histoire, d’expliquer des vertus du modèle coopératif, de transmettre cet héritage aux jeunes générations. Certains y voient une organisation un peu vieillotte, un peu « pépère » ; d’autres voient en VIVESCIA une multinationale comme les autres … Ceux-là ne connaissent pas le fonctionnement d’une coopérative. Ils ne savent pas qu’une coopérative, c’est de la création de valeur pour et par les agriculteurs. Que les agriculteurs sont aux manettes, que Francine est une marque d’agriculteurs-coopérateurs !

Je suis fière de ce que nous sommes, de ce que nous avons construit depuis plusieurs générations, et de ce que nous sommes en train de construire aujourd’hui pour préparer demain. C’est aussi pour ça que je me suis entrée au Conseil d’administration de VIVESCIA et au Comité de surveillance de VIVESCIA Industries. Ces responsabilités – en plus du métier d’agricultrice - sont chronophages. Mais cela en vaut la peine : continuer de faire évoluer notre modèle, expliquer d’où on vient et où on veut aller, anticiper le passage de relais. C’est pour ça que la Coopérative VIVESCIA se transforme avec Ma Coop 2025. Je suis et je reste une agricultrice coopératrice engagée !

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Mickaël PORTEVIN
Administrateur, Président de la section Reims
« Aujourd’hui, sans filière, point de salut ! La coopérative s’est construite sur la logique de la mise en commun de moyens. Plus que jamais, cette mutualisation est d’actualité pour structurer les filières de production de demain. »
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Aujourd’hui, sans filières, point de salut !

 

Mon engagement dans ma coopérative relève d’un choix personnel. Après 14 ans comme salarié dans un organisme stockeur de la région, j’ai repris l’exploitation familiale à une dizaine de kilomètres de Reims. On a toujours été coopérateur dans la famille. Mais si je me suis engagé dans VIVESCIA, ce n’est pas pour respecter une tradition familiale…

J’ai fait le choix de ma coopérative parce qu’elle s’est construite sur le principe de mutualisation et qu’elle est outillée pour structurer les filières de production de demain. Au début, la coop c’était surtout la mise en commun de moyens. Puis sont venues les usines de transformation pour mieux valoriser les productions. Cela reste d’actualité aujourd’hui, et cela le sera encore plus demain. Le monde agricole a besoin d’acteurs puissants capables d’organiser les filières sur le territoire, pour trouver la meilleure manière de valoriser nos grains, quelle que soit leur qualité en fonction des années, des terroirs, des aléas climatiques…

Et j’ai fait le choix de VIVESCIA parce qu’elle est la mieux placée pour développer les filières sur mon territoire. Elle a le poids et l’envergue nécessaire. Et surtout, elle en a fait un axe stratégique. C’est ce qui m’a convaincu de rejoindre le Conseil d’administration. C’est un atout pour les agriculteurs de la région, car c’est le principal moyen d’assurer la pérennité de nos exploitations !

Enfin, j’ai fait le choix de la coopérative parce que je sais qu’on ne peut pas agir seul. Au-delà, il y a aussi question de philosophie personnelle : je ne suis pas très en phase avec l’individualisme qui monte en puissance dans la société…

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Nicolas Demoury
Administrateur,
Président du Conseil de surveillance de VIVESCIA Industries
« Pour moi, la coopération, c’est d’abord construire et transmettre. Au quotidien, bien sûr, la Coopérative nous donne les moyens d’être acteur de notre production et de gérer ensemble les aléas. Tout cela est essentiel, mais la coopération va bien au-delà ! C’est une communauté d’entrepreneurs et de projets. Et la Coopérative nous donne l’opportunité de nous projeter dans l’avenir ! »
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Pour moi, la coopération, c’est d’abord construire et transmettre. La solidarité intergénérationnelle participe de cette construction. C’est le fondement même de notre histoire depuis un siècle.

Au quotidien, bien sûr, la Coopérative nous donne les moyens de faire notre métier : des services, des produits, des outils de progrès, de l’agronomie, l’accompagnement pour la mise en marché… Elle nous facilite la vie… Mais plus encore, elle nous permet d’être fier de notre métier et à rester maitre de notre destin, à être acteur de notre production.

La coopération, c’est aussi gérer ensemble les aléas. Et ils sont nombreux dans nos métiers du vivant. Ils sont aussi de plus en plus violents ! La Coopérative joue de rôle d’amortisseur de chocs en cas de coup dur : elle travaille les grains pour les valoriser au mieux, même quand leur qualité est dégradée ; elle s’organise pour fournir les intrants dont on a besoin même si ce sont des produits en tension ; le cas échéant, elle apporte un soutien financier… Tout cela fait partie de rôle. C’est essentiel, mais la coopération, cela va bien au-delà !

La coopération, c’est une communauté d’entrepreneurs et de projets. La Coopérative nous donne l’opportunité de regarder au-dessus de la barrière de nos champs, de voir loin, d’évoluer, de nous projeter dans l’avenir. Ma Coop 2025 en est l’illustration. Les agriculteurs coopérateurs se renouvellent, leurs projets évoluent, leur pratiques et les outils changent… Mais la mission et les fondamentaux de la Coop de demain seront les mêmes !